Labels RSE : un inventaire instructif

Nombreux, hétérogènes, confidentiels, mais un dynamisme certain de nombreuses fédérations professionnelles

Dans la préparation de la loi PACTE, l’État avait fait le constat d’une absence de normes de référence pour évaluer la performance extra-financière des entreprise. En outre, les pouvoirs publics se refusaient (à juste titre, au regard du principe d’égalité, de la liberté d’entreprendre et du droit de la concurrence) de porter un jugement sur des entreprises qui respecteraient le droit de la même façon. En effet, Olivia Grégoire (secrétaire d’état chargée de l’économie sociale, solidaire et responsable) rappelle que « la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) n’est pas une démarche de conformité, c’est une approche volontaire et volontariste de la gestion d’une entreprise vers des objectifs qui dépassent la rentabilité financière. L’État doit en ce sens encourager et faciliter le développement des démarches RSE des entreprises. »

La secrétaire d’état a ainsi rendu public un rapport sur les labels RSE, demandé à trois personnalités reconnues pour leur engagement RSE, en relation avec la Direction Générale du Trésor. Les principales conclusions sont

  • le caractère illisible des labels :
    • le rapport en dénombre une cinquantaine, généralistes, thématiques ou sectoriels. Aucun d’entre eux ne certifie plus de quelques centaines d’entreprises ni ne connaît une notoriété évidente auprès du public!
    • ceux-ci n’adoptent pas le même mode de fonctionnement,que ce soit pour le développement du référentiel d’évaluation, l’évaluation elle-même ou la gouvernance de l’organisme
    • mais la mission a mis en évidence le dynamisme d’un grand nombre de fédérations professionnelles sur la RSE
    • en conformité avec l’article 174 de la moi Pacte, le rapport propose des principes pour une «charte publique de bonnes pratiques de labellisation des performances extra-financières des entreprises»
  • le besoin d’un acteur public pour animer et encourager l’effort des entreprises et de l’ensemble de la société civile en matière de RSE. Le rapport propose de
    • confier à la Plateforme RSE la mission de contrôler les labels RSE ou un autre mécanisme de certification ou notation au regard des principes établis dans la Charte et via la mise en place d’un «Comité de surveillance» dès 2021.
    • mettre en place une Plateforme numérique publique qui recenserait l’ensemble des études et recommandations de référence sur la RSE. Cette Plateforme pourrait également être un réceptacle de formations en ligne à destination des dirigeants d’entreprise ou salariés.

source : DGT

Un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s