Paroles d’ingénieur

 

paroles-ingenieursDans un article paru cette semaine, Paroles d’ingénieur m’a donné l’occasion de revenir sur ma carrière. Une belle opportunité de montrer aux jeunes que c’est à eux de tracer leur chemin et que la formation d’ingénieurs qu’ils acquièrent leur ouvrira de nombreuses portes, à conditions qu’ils osent les pousser et qu’ils les choisissent en fonction de leur intime volonté.

Je le reprends ci-dessous in extenso :

C’est une double formation, scientifique et économique, qui a progressivement permis à Philippe Emsalem de résoudre son équation personnelle. « Intéressé par tout », s’il s’est engagé dans des études d’ingénieur, c’était avant tout pour construire sa carrière professionnelle sur un socle solide : « Les méthodes et la rigueur scientifiques sont des qualités qui s’appliquent ensuite à d’autres domaines, analyse l’ancien élève de l’école des Mines de Paris, également licencié en sciences économiques. Plus largement, la culture scientifique aide à comprendre le monde. » Une clé en quelques sortes qui ouvre bien des portes.

Dans les années 1990, Philippe Emsalem en a testé l’efficacité dans le monde de l’audit, peu fréquenté à l’époque par les ingénieurs. Une rencontre fortuite que le jeune homme d’alors doit à sa curiosité sans limite. « J’avais le goût des chiffres et de leur application, mais il me manquait la connaissance de la vie des entreprises », confie-t-il.

Presque « aléatoires », ses premiers pas dans l’audit, externe puis interne, l’ont finalement conduit à occuper, à 30 ans à peine, le poste de directeur administratif et financier d’une filiale du groupe Lagardère. Il découvre alors en quelques années la vie en entreprise sous toutes ses coutures. Se frotte à tous les secteurs d’activité. Perce les secrets de bien des métiers. Et décrypte les problématiques d’organisation du travail.

Bien que pas encore à la mode, ce dernier sujet allume dans un coin de sa tête une petite veilleuse qui orientera, plus tard, ses choix professionnels, quand il décidera de voler de ses propres ailes. En attendant, l’entrée dans le nouveau millénaire marque un tournant dans la progression de cet homme toujours à l’affût de nouvelles opportunités : en 1999, il quitte le confort des grands groupes pour l’aventure d’une start-up. Il y connaît succès et épreuves.

Fort de cette nouvelle maturité, désireux d’acquérir une plus grande autonomie et motivé par l’envie de redonner du sens à son parcours, Philippe Emsalem se sent « suffisamment armé, en 2007, pour se lancer » à son compte. Avec un associé, il fonde alors Astalia, cabinet de conseil opérationnel en financements publics ; seul il crée par ailleurs le cabinet Avyso, pour travailler sur les impacts du travail sur la santé, ce sujet qu’il mûrit depuis de nombreuses années. Un pied dans le concret, un autre dans les études et la recherche, il a trouvé son équilibre. Côté Astalia, il se sent challengé : « Moins il y a d’argent public, plus il faut être convainquant », résume-t-il. Côté Avyso, il entend faire la démonstration que l’attention portée à la santé au travail rapporte gros.

De l’audit au bien être au travail, « l’envie de comprendre et modéliser, pour agir efficacement » constitue le fil rouge d’une carrière construite pas à pas. A 50 ans passés, Philippe Emsalem a aujourd’hui à cœur de partager son expérience avec les jeunes diplômés qu’il embauche chez Astalia ainsi qu’avec les étudiants qu’il forme, notamment à l’école des Mines où tout a commencé.

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